Mort d'un jeune en rodéo à Dreux : « La police ne peut pas tout, toute seule »

Une compagnie de CRS était venue passer quelques jours à Dreux, il y a trois semaines, à la suite du décès par balles d’un Drouais de 25 ans, lors d’un rodéo.


Publié le 15 juin 2017 à 11h07

« Il faut un travail de fond par rapport aux jeunes : c’est l’affaire de tous »

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Une venue appréciée par les habitants du quartier : « Pendant quelques jours on avait pu se reposer, dormir, vivre normalement, sans le bruit de moteur des motos et des quads ».

« Il faut un vrai travail de prévention »

Mais le directeur départemental de la sécurité publique, Gérard Morena, explique que cette solution ne peut être que très temporaire et qu’elle ne réglera pas le problème des rodéos :

« Il faut un travail de fond par rapport aux jeunes. Ce phénomène n’est pas propre à Dreux. Je l’ai vécu à Fréjus, par exemple, dans mon ancien poste. Pour endiguer les rodéos, il faut que tout le monde s’y mette. La police ne peut pas tout faire, toute seule : il faut des éducateurs de rue, des médiateurs, ne pas hésiter à décaler les horaires de tous ces intervenants pour les mettre en adéquation avec les horaires des jeunes. Un vrai travail de prévention ».

Pour Gérard Morena, la solution est collective, elle repose sur une prise de conscience de toute une ville : « Les élus, les associations, les imams, les habitants, etc, tout le monde a un rôle à jouer ».

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