Pascal Perrineau : "C'est la ligne Philippot qui a fait décoller le FN"

Florian Philippot vient de quitter le parti de Marine Le Pen. En juin dernier, Pascal Perrineau analysait dans "Cette France de gauche qui vote FN" le succès du Front national.

Propos recueillis par

S’abonner sans engagement

Marine Le Pen et Florian Philippot lors d'une convention thématique du Front national, le 14 novembre 2016.
 
 
Marine Le Pen et Florian Philippot lors d'une convention thématique du Front national, le 14 novembre 2016.     © SIPA

Temps de lecture : 4 min

Depuis qu'elle a pris la tête du FN en 2011, Marine Le Pen a hissé son parti au rang des premières forces politiques françaises. Lors du second tour de la présidentielle, elle a engrangé plus de 10 millions de voix. Un score que son parti n'avait jamais atteint auparavant.

Pour réaliser cette prouesse, la présidente du FN a modifié la ligne de son parti sous l'impulsion de Florian Philippot, qui vient de quitter le Front. Dans son livre, Cette France de gauche qui vote FN (Paris, Le Seuil, 2017, 142 p.), le politologue Pascal Perrineau explique comment le parti s'est adressé aux électeurs orphelins d'un Parti socialiste qui les a abandonnés au profit des habitants des grands centres urbains. Et raconte que ces électeurs n'ont pas forcément l'impression de trahir la gauche...

La newsletter politique

Tous les lundis à 11h30

Recevez en avant-première les informations et analyses politiques de la rédaction du Point.

Votre adresse email n'est pas valide

Veuillez renseigner votre adresse email

Merci !
Votre inscription a bien été prise en compte avec l'adresse email :

Pour découvrir toutes nos autres newsletters, rendez-vous ici : MonCompte

En vous inscrivant, vous acceptez les conditions générales d’utilisations et notre politique de confidentialité.

Ce service est réservé aux abonnés. S’identifier

Commentaires (18)

  • helpme

    Si le FN doit mourir : qu'il meurt. Le FN a toujours eu qu'une seule vocation : c'est de rendre au pays son âme, sa cohé...rance et son identité. Le virage à gauche de Phillipot est un déviasionnisme facile, et complémentaire de tous ceux qui pensent à et panchent à gauche ; ils sont assez nombreux pour cela

  • 13mai1958

    Les extrêmes se touchent et l'entrisme est une seconde nature de la subversion gauchiste apatride.
    Philippot en fut le... modèle. Le FN éternel faire valoir de la Gauche sert en plus de modèle de dissuation pour toute Droite Centrée et non soumise ou honteuse.
    Le patriotisme est son dernier souci.
    Hollande à failli nous offrir le choix entre les deux M&M en 2017 c'est dire et cet EM qui en profita pour recyclés les recalés de la primaire democratique " antisarko " et les vieux cadres du PS.

  • Marie PM

    Philippot était la seule figure d'envergure au FN. La seule intelligence vive.

    En se séparant de lui, le FN se suici...de et perd à mon sens toute crédibilité pour l'avenir.

    Tant pis pour eux.